Left Analysis

mercredi 11 novembre 2015

Portugal: Face aux institutions européennes, une coalition de gauche fragile.

La gauche portugaise, unie pour la première fois depuis la chute d' António de Oliveira Salazar, s'apprête à faire chuter le gouvernement minoritaire de droite pour mettre un terme à l'austérité, sous l’œil inquiet de l'Union européenne et des marchés financiers.

le Portugal est entré à nouveau dans une zone de turbulences. 
Vainqueur des élections législatives du 4 octobre avec prés de 39% des voix, la coalition de droite a toutefois perdu sa majorité absolue, le Parlement est aujourd'hui dominé par une majorité de gauche emmenée par le Parti socialiste (32% des voix).

Fort du soutien de la gauche radicale, le secrétaire général du Parti socialiste Antonio Costa, a fait voter mardi une motion de censure contre le gouvernement, entraînant automatiquement sa chute. 
Le Parti socialiste, le Bloc de gauche (Syriza portugais), le Parti communiste et les Verts disposent ensemble d'une majorité de 122 députés sur 230.

Le parti d'Antonio Costa et les autres partis de gauche ont dû chercher un compromis.
Si le Parti socialiste a signé le traité d'adhésion du Portugal à l'Union européenne en 1985, ses futurs soutiens n'ont jamais caché leur méfiance envers une Europe qui a, selon eux, contribué à appauvrir les Portugais en imposant des contraintes budgétaires démesurées.

Dans une Europe aux institution dominant les constitutions de ses États membres, libérale , les marges de manœuvre d'un futur gouvernement de gauche qui n'enclenchera pas la rupture sont extrêmement limitées. "L'électorat de la gauche risque d'être déçu, car un gouvernement du Parti socialiste sera obligé de respecter les engagements du Portugal vis-à-vis de Bruxelles", fait valoir le politologue Antonio Costa Pinto.


mardi 10 novembre 2015

La gauche radicale et ses tabous, quand le Front de gauche rate le coche.

Dans "la Gauche radicale et ses tabous", Aurélien Bernier, ancien membre d'Attac, s'interroge sur les raisons des échecs électoraux du Front de gauche et du Nouveau Parti anticapitaliste et leur incapacité présente à se faire entendre des classes populaires. Un livre important pour combattre le Front national.

Avec son dernier ouvrage, bref mais néanmoins charpenté, La gauche radicale et ses tabous *, Aurélien Bernier donne à comprendre « pourquoi le Front de gauche échoue face au Front national ». Cet ancien dirigeant d’Attac et collaborateur du Monde diplomatique, qui se définit lui-même comme un « proche du Front de gauche », n’épargne pas ses camarades altermondialistes, communistes et trotskystes et cible trois interdits qui règnent en maître au pays de la gauche de la gauche. Trois « tabous » qui ne manqueront pas de faire polémique. 

À commencer par le protectionnisme jugé par le courant trotskyste (dont la pensée irrigue encore largement la gauche radicale et ce, malgré un poids électoral inversement proportionnel) comme« réactionnaire » et « petit-bourgeois » car il créerait « une fausse solidarité entre ouvriers et patrons » et présenterait « les travailleurs des autres pays comme des adversaires ». Bernier note que le Front de gauche porte néanmoins un « protectionnisme européen ». Mais pour lui, il s’agit d’un « doux rêve » car ce protectionnisme-là, explique-il, nécessite l’accord de l’ensemble des pays membres de l’Union pour qu’il soit véritablement opérant. Lui préfère donc prôner un « protectionnisme français », mais s’empresse d’ajouter, pour ne sans doute pas trop choquer ses pairs, « en attendant mieux »

L’auteur se penche également sur ce qu’il nomme « le tabou européen ». En clair, la gauche de la gauche en devenant « altereuropéiste », en soutenant « qu’il faut changer en profondeur le cours de la construction  européenne, mais sans rupture trop brutale, ni avec l’ordre juridique de Bruxelles ni avec son ordre monétaire » laisse le champ libre de la véritable radicalité au Front national. Bernier touche là au tabou des tabous, l’euro, un sujet dont le FN est une des rares formations en France à s’être emparé.

Mais il rappelle que « les monnaies nationales et les politiques monétaires étatiques ne sont pas une idée d’extrême droite » et, surtout, que l’autre gauche n’a pas toujours été sur cette ligne. Il montre comment le PCF, sous l’influence de Robert Hue, a bradé en 1997, sur l’autel des négociations avec le PS pour rejoindre le gouvernement Jospin, la campagne menée alors contre la monnaie unique place du Colonel-Fabien. Il note néanmoins qu’en mars 2013, en plein « blocus financier de Chypre »Jean-Luc Mélenchon évoqua publiquement, pour la première fois, la possibilité d’une sortie de l’euro. Comme le fit un mois après lui, Oskar Lafontaine, grand inspirateur du Parti de gauche français et ancien ministre des Finances allemand...

Enfin, Bernier s’attaque au « tabou de la souveraineté nationale et populaire » recoupant peu ou prou les deux précédents tabous. Il pointe notamment un paradoxe de taille que dirigeants, militants et sympathisants de l’autre gauche ne semblent définitivement pas vouloir voir : « Comment [la gauche radicale] en est-elle venue à mélanger sa voix avec celle des plus ultralibéraux pour conclure à l’obsolescence de la souveraineté nationale ? »

Cette question démontre à elle seule la pertinence de l'ouvrage d'Aurélien Bernier. Malheureusement, celui-ci se révèle incomplet car son auteur se montre très (trop ?) sélectif dans ses tabous. Quid par exemple du tabou de la sécurité ? Une grande partie de la gauche radicale continue de voir dans ce sujet-là une obsession de la droite la plus réactionnaire qui soit, oubliant que les premières victimes de l’insécurité sont ces classes populaires qu'elle prétend pourtant défendre…

Quid aussi du tabou de la laïcité ? Si Jean-Luc Mélenchon et d’autres avec lui se posent en fervents défenseurs de ce principe, certains de leurs camarades de la gauche de la gauche adoptent sans sourciller des positions communautaristes que ce soit par conviction pure, par perte de sens idéologique ou — et c’est sans doute le pire — par clientélisme électoral…

Quid enfin du tabou de l’immigration ? Non suffisamment maîtrisée, celle-ci induit une concurrence entre travailleurs que Bernier — par le protectionnisme notamment — et la gauche radicale dans son ensemble disent refuser.
Ces trois tabous-là expliquent, autant sinon plus, l’échec de l’autre gauche face au Front national…






Je recommande ce livre, bonne lecture. ;)

vendredi 6 novembre 2015

France: Régionales 2015. Le chômage, principale préoccupation des Français.

Selon l'institut de sondage Ipsos-Sopra Steria pour France 3, la moitié des électeurs affirment qu'ils feront leur choix en fonction de la situation politique régionale. La question du chômage arrive en tête des autres préoccupations avec 38%, puis ensuite celle des impôts et des taxes (36%)..
Ipsos-Sopra Steria
Enquête réalisée pour France 3 - 06/11/15

France: Régionales 2015. Dans le sud-ouest, Olivier Dartigolles fait des circuits courts une de ses priorités.

Le modèle agricole semble être à bout de souffle. Les producteurs de lait, de viande porcine et bovine dénoncent un système de distribution et de rémunération injuste. Ils souhaitent, en priorité, que la répartition des marges sur les produits entre agriculteurs, industriels et distributeurs soit mieux régulée. Les circuits courts apparaissent comme l'une des solutions possibles.

Le circuit court, c’est supprimer un maximum d’intermédiaire entre l’agriculteur et le consommateur afin de vendre à un meilleur prix. 

Le producteur peut ainsi écouler sa production en vente direct et ne plus dépendre du marché national ou international. En choisissant ce mode de distribution, l’agriculteur devient le maître du jeu et peut mieux réguler ses prix.


lundi 5 octobre 2015

Portugal: Législatives 2015, poussée des partis anti-austérité (18,5%)

Résultats définitifs - Législatives portugaises d'octobre 2015
(Source: Ministère de l'intérieur portugais)


PSD/PP-PPE: 38,5% ; PS-S&D: 32,4% ;
BE-GUE/NGL: 10,3% ; CDU-GUE/NGL: 8,3% 

Voix: 
PSD/PP: 2 067 722 ; PS: 1 740 300 ; 
BE: 549 153 ; CDU: 444 319

dimanche 20 septembre 2015

Grèce: Résultats définitifs - Élections législatives de septembre 2015

Résultats définitifs - Législatives grecques de septembre 2015



SYRIZA-GUE/NGL: 35,46% ↓ ; ND-PPE: 28,10% ↓ ; Chrysi Avgi-NI: 6,99% ↑ ;
 ; PASOK-S&D: 6,28% ↑ ; KKE-NI: 5,55% = ; To Potami-S&D: 4,09% ↓ ; 
ANEL-ECR: 3,69% ↓ ; EK-ALDE: 3,43% ↑

Voix: 
SYRIZA: 1 925 904 ; ND: 1 526 205 ; Chrysi Avgi: 379 581 ;
PASOK: 341 390 ; KKE: 301 632 ; To Potami: 222 166 ;
ANEL: 200 423 ; EK: 186 457

lundi 14 septembre 2015

Grèce: Un institut indépendant placerait LAE en troisième position, privant Syriza de majorité absolue.

Sondage de l'institut BridgingEurope réalisé entre le 03 et le 04 septembre 2015.
Le 3 juillet, BridgingEurope donnait le "Non" gagnant au référendum 
du 5 juillet avec près de 66% des suffrages.



Sondage de l'institut BridgingEurope réalisé entre le 11 et le 12 septembre 2015.
Le 3 juillet, BridgingEurope donnait le "Non" gagnant au référendum 
du 5 juillet avec près de 66% des suffrages.


L'enquête a été menée auprès d'un échantillon de 1028 personnes, représentatif de la population grecque en âge de voter.

samedi 29 août 2015

Grèce: Législatives anticipées. KKE + LAE à 20% d'intentions de vote (source: VoiceNews - 28/08/2015)

Sondage publié le samedi 29 août 2015 - élections du Parlement.

SYRIZA-GUE/NGL: 27% ↓ ; ND-PPE: 21% ↓ ; LAE-GUE/NGL: 11% ↑ ;
Chrysi Avgi-NI: 10% ↑ ; KKE-NI: 9% ↑ ; PASOK-S&D: 6% ↑ ;
To Potami-S&D: 6% = ; EK-ALDE: 5% ↑

vendredi 28 août 2015

Grèce: Législatives anticipées. Sondage "Bridging Europe" 28/08/2015

Sondage publié le vendredi 28 août 2015 - élections du Parlement.

SYRIZA-GUE/NGL: 33% ↓ ; ND-PPE: 23% ↑ ; LAE-GUE/NGL: 8% ↑ ;
To Potami-S&D: 8% = ; Chrysi Avgi-NI: 7% ↑ ; KKE-NI: 7% ↑ ; PASOK-S&D: 4%  ;
ANEL-ECR: 3% ↓ ; EK-ALDE: 3% =

mardi 25 août 2015

Grèce: Législatives anticipées. Sondage "Interview" 25/08/2015

Depuis la création du parti "Unité populaire", le Syriza perdrait sa majorité. Alexis Tsipras se retrouverait face à deux choix de majorité au Parlement: - Gouverner avec la droite (Nea demokratia et/ou Enosi Kentroon + To Potámi + Pasok), et poursuivre les réformes d'austérité. - Gouverner avec la gauche (Laikienotita et/ou KKE), et sortir de la zone euro. Front unioniste social - Syriza - GUE/NGL: 29% ↓ Nouvelle démocratie - Nea demokratia - PPE: 26% ↑ Aube dorée - Λαϊκός Σύνδεσμος - NI : 7% ↑ La rivière - To Potámi - S&D: 7% = Unité populaire - Laikienotita - GUE/NGL: 5% ↑ Mouvement socialiste panhellénique - Pasok - S&D : 5% ↑ Parti communiste de Grèce - Κομμουνιστικό Κομμα Ελλάδας - NI: 5% ↓ Union des centristes - Enosi Kentroon - ALDE: 4% ↑ Grecs indépendants - ANEL - ECR: 3% ↓ Sièges parlementaires: Front unioniste social - Syriza - GUE/NGL: 126 Nouvelle démocratie - Nea demokratia - PPE: 70 Aube dorée - Λαϊκός Σύνδεσμος - NI : 19 La rivière - To Potámi - S&D: 18 Unité populaire - Laikienotita - GUE/NGL: 15 Mouvement socialiste panhellénique - Pasok - S&D : 14 Parti communiste de Grèce - Κομμουνιστικό Κομμα Ελλάδας - NI: 14 Union des centristes - Enosi Kentroon - ALDE: 13 Grecs indépendants - ANEL - ECR: 11

dimanche 16 août 2015

Pronostic Parlement européen: La GUE/NGL continue son ascension

En mai, la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique a obtenue le meilleur résultat jamais observé lors d'une élection européenne: 7 % des 751 sièges au Parlement européen. 
Aujourd'hui, les partis de gauche sont en plein essor dans les sondages des différents pays européens: Front de gauche en France, Podemos en Espagne, Syriza en Grèce, Sinn Féin en Irlande, SP aux Pays-Bas ... 
Alors que la GUE/NGL est crédité de 8% des voix en Europe, elle monte jusqu'à 11 % dans la zone euro, se plaçant ainsi en troisième position derrière Parti populaire européen et les sociaux-démocrates.
Dans les pays qui ont rejoint l'Union européenne en 1981 et 1986, la gauche radicale atteint 22% d'intentions de vote. 


lundi 3 août 2015

Grèce: Potentielles législatives anticipées, Sondage "Kontra" - 03/08/15.

Sondage publié le samedi 3 août 2015 - élections du Parlement.

SYRIZA-GUE/NGL: 41% ↑ ; ND-PPE: 23% ↓ ; To Potami-S&D: 8% ↓ ;
Chrysi Avgi-NI: 7% ↓ ; KKE-NI: 7% ↑ ; PASOK-S&D: 4% ↓ ; ANEL-ECR: 5% =

mardi 28 juillet 2015

Pays-Bas: Législatives 2016 - Sondage GfK du 28/07/15.

Sondage publié le mardi 28 juillet 2015 - élections du Parlement.

PVV-ENL: 19%  ; VVD-ALDE: 15% ↓ ; SP-GUE/NGL: 15% ↑ ;
CDA-PPE: 13%  ; D'66-ALDE: 12%  ;
PvdA-S&D: 8% ↑ ; 50plus-S&D: 5% 

Irlande: Élections générales de 2016 - Sondage Red C du 27/07/15

Sondage publié le lundi 27 juillet 2015 - élections du Parlement .

Fine Gael-PPE: 25%  ; Sinn Féin-GUE/NGL: 18%  ; Fianna Fáil-ALDE: 18%  ;
Labor-S&D: 8%  ; SocDems-S&D: 2%  ;  Green- Verts/ALE

Espagne: Élections générales de 2015 - Sondage TNS du 27/07/15.

Sondage publié le lundi 27 juillet 2015 - élections du Parlement .

PP-PPE: 27% = ; PSOE-S&D: 23% = ; Podemos-GUE/NGL: 18%  ;
C's-ALDE: 14%  ; IU-GUE/NGL: 4%  ; 

Chypre: Législatives 2016. Droite en tête, communistes à 30%.

Sondage publié le lundi 27 juillet 2015 - élections du Parlement.

Le Rassemblement démocrate (conservateur) reste en tête des intentions de vote, le Parti progressiste des travailleurs (communiste) arrive deuxième.
Le centre-droit porté par le Parti démocrate remonte légèrement, suivi de l'Alliance des citoyens ( anti-euro, gauche souverainiste). Sociaux-démocrates, verts et extrême-droite sont tous crédités de moins de 8 %. 

DISY- PPE: 33% ↓ ; AKEL- GUE/NGL: 30% ↓ ; DIKO - ALDE: 12% ↑ ;
CA - GUE/NGL: 8% ↑ ; EDEK-S&D: 7% ↓ ; EEM- Verts/ALE: 3% ↑ ; ELAM-NI: 2% ↓ 



Ce sondage a été réalisé entre le 13 et le 17 juillet 2015
auprès de 1400 personnes en âge de voter. 

dimanche 26 juillet 2015

Espagne: Podemos paie le prix de sa tentation social-démocrate.

Sondage publié le dimanche 26 juillet 2015 - élections du Parlement.

À moins de six mois des élections législatives, le parti de gauche radicale Podemos passerait sous la barre des 20% et se retrouverait distancé par les les partis traditionnels, à savoir le Parti socialiste ouvrier espagnol (Gauche) et le Parti populaire (droite).
La formation centriste portée par Albert Rivera récolterait 16 % d'intentions de vote, la formation écolo-communiste "Gauche unie (Izquierda unida)" remonterait légèrement à 6%.

Les raisons de la perte de vitesse du parti Podemos sont multiples :
- Son rejet actuel de toute candidature "d'unité de la gauche radicale" avec Gauche unie qui souhaiterait la formation d'une large plateforme à l'image de "Ahora Madrid".
- Le soutien de Pablo Iglesias (leader de Podemos) au gouvernement grec dans l'application des mesures d’austérité imposées à la Grèce, son refus de débattre sur une éventuelle sortie de la zone-euro, et enfin son dangereux virage économique qui le rapproche de la social-démocratie, l'éloignant des attentes populaires et indignées de la société espagnole.

 PSOE-S&D: 24%  ; PP-PPE: 23% ↑ ; Podemos-GUE/NGL: 18%  ;
C's-ALDE: 16%  ; IU-GUE/NGL: 6% 


Ce sondage a été réalisé entre le 20 et le 22 juillet 2015
auprès de mille personnes en âge de voter .

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vendredi 24 juillet 2015

France: Présidentielle 2017. Forte poussée du MoDem et du Front de gauche chez les enseignants.

Selon un sondage Opinionway pour Le Figaro, le président du Modem arrive ainsi en tête des intentions de vote avec 26 % des intentions de vote. Les voix perdues par le Parti socialiste profiteraient également au Front de gauche (18 %  pour Jean-Luc Mélenchon). 


Grèce: Sondage "Metron Analysis" - 24/07/15, Syriza largement en tête.

Sondage publié le samedi 24 juillet 2015 - élections du Parlement.

SYRIZA-GUE/NGL: 41% ↓ ; ND-PPE: 22% ↓ ; To Potami-S&D: 8% ↑ ;
Chrysi Avgi-NI: 7% ↑ ; KKE-NI: 5% = ; PASOK-S&D: 4%  ; EK-ALDE: 4% =  ; ANEL-ECR: 3% 



jeudi 23 juillet 2015

Grèce: Remboursement de 7 milliards d'euros par an jusqu'en 2054.

80 milliards d'euros doivent en principe être débloqués d'ici fin août.
La Grèce doit rembourser 3,2 milliards d'euros à la BCE le 20 août 2015, et 1,5 milliard d'euros au FMI en septembre 2015. 


Grèce: Adoption par le Parlement des nouvelles exigences réclamées par les créanciers.

Vote à la "Vouli", Parlement grec le 23/07/15.


mercredi 22 juillet 2015

Grèce: L'option "Grexit" en très forte progression dans l'opinion grecque.

Sondage de l'institut BridgingEurope réalisé entre le 18 et le 19 juillet 2015.
Le 3 juillet, BridgingEurope donnait le "Non" gagnant au référendum 
du 5 juillet avec près de 66% des suffrages.

Pensez-vous que le troisième plan d'aide améliorera les conditions économiques du pays? 

Oui: 10%
Non: 73%
Nsp: 17%

Pensez-vous que le gouvernement grec a capitulé dans les négociations  face à la zone-euro?

Oui: 83%
Non: 13%
Nsp: 4%

Pensez-vous que la Grèce doit sérieusement se préparer à organiser le Grexit?

Oui: 42%
Non: 45%
Nsp: 13%

Qui est le plus responsable de l'actuelle situation économique?

Les précédents gouvernements: 32%
Les créanciers: 27%
L'actuel gouvernement: 24%
Tous responsables: 17%

L'enquête a été menée auprès d'un échantillon de 1011 personnes, représentatif de la population grecque en âge de voter.



mardi 21 juillet 2015

Espagne: Gauche radicale à 22%, la droite en tête.

Sondage publié le lundi 20 juillet 2015 - élections du Parlement. 

PP-PPE: 27%  ; PSOE-S&D: 23% ↑ ; Podemos-GUE/NGL: 19%  ;
C's-ALDE: 13%  ; IU-GUE/NGL: 3%  ; UPD-ALDE: 1%  ;


lundi 20 juillet 2015

Pays-Bas: Législatives 2016. Droite et gauche radicale au coude-à-coude.

Sondage publié le dimanche 19 juillet 2015 

Le parti travailliste - PvdA (social-démocrate) en coalition gouvernementale avec le parti populaire libéral et démocrate - VVD ( libéral-conservateur), semble souffrir selon les sondages d'une large désaffection de son électorat,  en passant de 24,7 % aux élections législatives de 2012 à 6 % d'intentions de vote aujourd'hui. Les verts et la gauche radicale semblent canaliser les déçus du principal parti de gauche. 
À droite, la répartition est plus aléatoire.
Les voix se dispersent entre Démocrates 66 -  D'66 (libéral), le parti au pouvoir, et  l'Appel chrétien-démocrate - CDA.
Du coté de la droite radicale, le parti pour la liberté de Geert Wilders - PVV passe de 10% en 2012 à 14% d'intentions de vote aujourd'hui. 


VVD-ALDE: 16% ↓ ; SP-GUE/NGL: 15% ↑ ; CDA-PPE: 15% ;
PVV-ENL: 14% ; D'66-ALDE: 11% ↑ ; GL-Vert/ALE: 9% ↑ ;
PvdA-S&D: 6%  ; CU-ECR: 4% ↓ ;
             

dimanche 19 juillet 2015

Grèce: TVA à 23% dans l'alimentation, "L'Europe a gagné".

Aujourd'hui, alors que François Hollande souhaite concrétiser sa "victoire pour l'Europe" en proposant un gouvernement de la zone euro, en Grèce les premières mesures draconiennes touchant l'alimentation de première nécessité rentrent en vigueur demain.

Imposées par les institutions européennes, soutenues unanimement par les parlementaires sociaux-démocrates et en majorité par les parlementaires de droite, ces premières mesures, dont la TVA sur les produits alimentaires non périssables, la restauration et les transports seront en application dès lundi.
Ces denrées constituent la moitié du panier des ménages et passent d'un taux de 13% à 23%.

samedi 18 juillet 2015

France: Popularité des principaux partis, le Parti communiste français en hausse significative.

Selon un sondage BVA du 18/07/15 pour I-Télé, la cote de popularité des partis politiques déjà mal-aimés par les Français stagne ou baisse. Seul le Parti communiste français effectue une remontée significative.

Explication.

Les événements en Grèce s'avèrent être l'origine principale de ce frémissement, et semblent profiter plus au Parti communiste qu'au Parti de Gauche (deuxième formation du Front de Gauche). Reste à savoir maintenant si ce parti arrivera à stabiliser ou continuer son ascension, grâce au vote des députés communistes - Front de Gauche contre la nouvelle cure d'austérité grecque, et à la récente prise de position de certains députés et élus PCF contre les institutions européennes, ainsi que contre la monnaie unique.



Grèce: Sondage "Palmos Analysis" - 18/07/15, Syriza toujours largement en tête.

Sondage publié le samedi 18 juillet 2015 - élections du Parlement.
SYRIZA-GUE/NGL: 42% ↓ ; ND-PPE: 22% ↑ ; To Potami-S&D: 8% ↓ ;
Chrysi Avgi-NI: 6% ↓ ; PASOK-S&D: 6% ↑ ; KKE-NI: 6% ↑ ; ANEL-ECR: 3% =



vendredi 17 juillet 2015

Grèce: Troisième plan de secours pour la Grèce, blocage définitif pour un programme de gauche.

Le troisième plan d'aide imposé à la Grèce et soutenu par la social-démocratie européenne met le pays sous tutelle, et bloque définitivement l'éventuelle future mise en place du programme de Syriza d'ici quelques années.


Allemagne: Le Parlement allemand approuve le troisième plan d'aide à la Grèce, Die Linke vote contre.

Résultats au "Bundestag", Parlement allemand le 17/07/15


jeudi 16 juillet 2015

France: La réforme territoriale définitivement adoptée au parlement.

Jeudi 16 juillet 2015, les députés et les sénateurs ont adopté définitivement le troisième volet de la réforme territoriale.
Dans le cadre du projet de loi NOTRe (Nouvelle Organisation territoriale de la République), de nouvelles compétences sont fixés aux régions, aux départements, aux communes et aux communautés de communes.
La clause de compétences générale est supprimé, réduction du service public de proximité et compétitivité,  les régions et départements devront limiter leurs dépenses.
La possibilité d'intervention et de dépense dans tous les domaines de la vie publique est désormais limitée.
- Les régions seront les seules à pouvoir accorder des aides directes aux entreprises, elles se voient confier la gestion des transports scolaires, des transports urbains par autobus, des gares routières,des transports ferroviaires d'intérêt local. Elles assureront toujours la gestion des lycées et des cités scolaires.
- Les départements perdent quelques compétences, et assureront le soutien aux populations ( ex: versement des aides sociales), l'appui des communautés de communes (études, expertises), ils gardent également la gestion des collèges et des routes départementales.
- Les communautés de communes (intercommunalités) devront compter au moins 15 000 habitant (sauf en zone montagneuse), elles auront en charge la gestion des déchets, la gestion du secteur touristique, l'accueil des gens du voyage.

La réforme territoriale assurera aux collectivités territoriales la gestion d'une enveloppe budgétaire amputée de 11 milliards d'euros dans le cadre du budget 2015.



mercredi 15 juillet 2015

Grèce: Adoption par le Parlement de l'accord exigé par les créanciers, Varoufakis et l'aile gauche de Syriza votent contre.

Vote à la "Vouli", Parlement grec le 16/07/15.


France: Le Parlement français approuve l'accord sur la Grèce, le Front de Gauche vote contre.

Vote de l'Assemblée nationale le 16/07/15 

Grèce: Le comité central de Syriza s'oppose à l'accord.

Ce mercredi midi, le comité central de Syriza rejette l'accord avec les créanciers.
Avec 109 voix sur 201 (54,23%), le comité a estimé que " l'accord n'est pas compatible avec les idées et les principes de la gauche, mais, plus encore, n'est pas compatible avec les besoins des classes travailleuses". 

Le parlement grec se prononce mercredi soir sur la mise en place d'un troisième mémorandum conclu lundi matin entre la Grèce et les pays de la zone euro.
Cet accord reprend toutes les mesures rejetées par le peuple grec le dimanche 5 juillet 2015 (report de l'âge de départ à la retraite pour 67 ans, hausse de la TVA, privatisations massives ...).

En France les députés et sénateurs des deux chambres du parlement votent symboliquement, Manuel Valls et son parti appellent en majorité à voter pour, tout comme l'UDI.
Les républicains n'ayant pas donné de consignes voteront pour dans l'ensemble. 
Du coté des écologistes d'EELV l'accord sera approuvé majoritairement, certains s'abstiendront, trois voteront contre.

Le Front de Gauche votera contre. 



lundi 13 juillet 2015

Grèce: Maintien dans la zone euro, rigueur budgétaire obligatoire. Texte intégral de l'accord.

Au prix de très lourds sacrifices pour le pays, les chefs d'Etat de la zone euro ont entériné un accord pour la négociation d'un énième plan d'aide. La boucle infernale continue.
Pour François Hollande il s"agit d'un "accord historique", ce dossier grec montre une fois de plus à toute l’Europe le vrai visage de la social-démocratie, la droite.


Téléchargement: Texte intégral de l'accord.


dimanche 12 juillet 2015

Grèce: Grexit et reconstruction économique ou poursuite de l'austérité budgétaire.

Ce dimanche en fin d'après midi, les ministres des Finances de la zone euro ont élaboré une liste de nouvelles demandes à imposer au gouvernement grec afin de négocier un nouveau plan de sauvetage.
Les ministres demandent à Athènes un vote d'ici mercredi par le parlement grec des premières mesures promises aux créanciers. Le gouvernement grec devra accepter un plan drastique concernant une réforme libérale du marché du travail et du système de retraite, de la fiscalité et de la TVA. 
Autre demande de la part de Berlin, la création d'un fonds (hors de Grèce) regroupant des actifs grecs à hauteur de 50 milliards d'euros pour garantir les privatisations.


Un nouveau plan d'aide et de rigueur.


Dans la nuit du 10 au 11 juillet 2015, le parlement grec a approuvé les réformes soumises aux créanciers d’Athènes pour une nouvelle cure d’austérité. La BCE et le FMI approuvent ces réformes faites dans le désespoir d'un gouvernement grec de gauche radical résistant mais pressé de tous cotés. La social-démocratie ainsi qu'une partie de la droite européenne soutient ce plan de rigueur et espère que la Grèce restera dans la zone euro, auquel cas le "Grexit" ( même temporaire) signera la fin de l’austérité en Grèce, et le début d'une souveraineté retrouvée permettant le prémisse d'une reconstruction économique et institutionnelle.


La sortie constructive de l'euro, une bonne solution pour la Grèce.


Si la Grèce sort de la zone euro, les créanciers ne seront pas remboursés, et la Banque centrale européenne mettra alors fin à son programme de liquidités qui alimente les banques grecques

Dans ce cas, les banques grecques se retrouveraient donc à court d'argent et Athènes devrait nationaliser le système bancaire, et ensuite mettre en place une monnaie transitoire ressemblant au IOU californien ("I Owe you" - "Je vous dois") sous forme électronique ou d'un certificat de paiement. Ces certificats, les IOUs pourraient être en circulation parallèle avec la monnaie unique.
Cette solution de monnaie transitoire permettrait au pays de relancer le processus de création d'une monnaie nationale (la drachme).
La nouvelle monnaie afficherait alors des cours d'environ 30 % intérieurs à l'euro, et la Grèce deviendrait de facto très compétitive à l'export. Les prix des services et des produits exportés redeviendraient compétitifs dès les 6 mois suivant le retour à la monnaie nationale.
Le risque d'inflation réel inciterait en revanche le gouvernement à protéger la population en contrôlant les prix des produits de première nécessité, et en y appliquant une TVA quasi-inexistante.