Left Analysis

dimanche 28 août 2016

France: Rentrées politiques à gauche. UEPCF à Angers, France insoumise et Mélenchon à Toulouse.

Université d'été du Parti Communiste Français

L'Université d'été du Parti Communiste Français s'est tenue du vendredi 26 au dimanche 28 août. 
800 militants communistes ont été accueillis sur le campus Belle-Beille de la faculté de lettres de l'Université d'Angers. 

Pierre Laurent, premier secrétaire national est accueilli par des adhérents et sympathisants le samedi 27 août, lors de son discours. 
Il appelle à la mise en place d’un «pacte commun possible pour une alternative de gauche en 2017», que le PCF souhaite «soumettre à une grande votation citoyenne en octobre.»

L’objectif est de rassembler les forces de gauche "alternatives " (hors PS) autour d'un candidat commun 
«Je vous demande de ne pas brader la grande ambition collective de changer les choses […] contre les moins grandes ambitions, personnelles et partisanes, toutes légitimes qu’elles soient.» il confirme ce point de vue :«Dans le climat politique actuel, nous ne pouvons nous payer le luxe de la dispersion.».





Jean-Luc Mélenchon fait sa rentrée politique à Toulouse.

Le candidat à l’élection présidentielle de 2017 était présent dimanche 28 août au pique nique programmé dans les jardins du Parc de l’Observatoire à Toulouse.
Il a pris la parole quelques jours avant les membres du gouvernement réunis à Colomiers, abordant l'écologie, la question européenne, les sujets de société, la stratégie politique à mettre en place dans le cadre du rassemblement "La France insoumise".

 "Nous ne sommes pas des consommateurs de politique, qui passent d'un rayon à l'autre suivant leur humeur.".

vendredi 26 août 2016

France: Burkini, la gauche largement opposée à son port.

Ce vendredi 26 août, le Conseil d’État s'est prononcé par ordonnance contre l'arrêté "anti-burkini" de Villeneuve Loubet, déboutant ainsi celle du tribunal administratif de Nice, qui avait validé l’arrêté de la municipalité, donnant tort à la Ligue des droits de l’homme (LDH) et au Comité contre l’islamophobie en France (CCIF). 

L’ordonnance du Conseil d’Etat précise que « l’arrêté litigieux a ainsi porté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales que sont la liberté d’aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle. » 

En l'état actuel du droit, l'interdiction de certains comportements de prosélytisme religieux sur les plages, comme dans l'espace public est difficilement applicable, sauf en cas de trouble à l'ordre public. 

Petit tour d'horizon.

L'énorme polémique "burkini plage" qui naît de l’ambition pour quelques maires de se faire mousser par les médias,  débute le 4 août, peu après la volonté  de l'association communautariste "Smile13" d'organiser un événement aquatique privé et discriminatoire, payant et à caractère public. 

En effet, cet événement aujourd'hui annulé  interdisait les hommes, et les enfants âgés de plus de 10 ans d'entrer.

Le Code pénal français concernant les discriminations est très clair : 
Article 225-1 : Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques à raison de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur grossesse, de leur apparence physique, de la particulière vulnérabilité résultant de leur situation économique, apparente ou connue de son auteur, de leur patronyme, de leur lieu de résidence, de leur état de santé, de leur handicap, de leurs caractéristiques génétiques, de leurs moeurs, de leur orientation ou identité sexuelle, de leur âge, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée. 
Article 225-2 : La discrimination définie aux articles 225-1 et 225-1-1, commise à l'égard d'une personne physique ou morale, est punie de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende lorsqu'elle consiste :
1° A refuser la fourniture d'un bien ou d'un service ;

2° A entraver l'exercice normal d'une activité économique quelconque ;

3° A refuser d'embaucher, à sanctionner ou à licencier une personne ;

4° A subordonner la fourniture d'un bien ou d'un service à une condition fondée sur l'un des éléments visés à l'article 225-1 ou prévue à l'article 225-1-1 ;
5° A subordonner une offre d'emploi, une demande de stage ou une période de formation en entreprise à une condition fondée sur l'un des éléments visés à l'article 225-1 ou prévue à l'article 225-1-1 ;

6° A refuser d'accepter une personne à l'un des stages visés par le 2° de l'article L. 412-8 du code de la sécurité sociale.

Lorsque le refus discriminatoire prévu au 1° est commis dans un lieu accueillant du public ou aux fins d'en interdire l'accès, les peines sont portées à cinq ans d'emprisonnement et à 75 000 euros d'amende.


Si l'ordonnance du Conseil d’État est tout à fait cohérente, au regard de la loi, les interdictions du port du "burkini" sur des plages après rixe comme à Sisco en Corse, ainsi que des événements comme celui énoncé plus haut sont justifiés.
En France, selon un sondage de l'institut Ifop publié le 25 août 2016, l'ensemble de la société se montre défavorable au port des signes religieux et principalement du "burkini" sur les plages françaises (64%).
69 %  des classes populaires désapprouvent, et deux tiers des sympathisants de gauche (Front de gauche) s'opposent également au port du vêtement religieux (62%).

Source: Ifop.